Au cours du XXe siècle, la rentabilité du marché boursier tournait en moyenne autour de 10,4% par an. Autrement dit, une somme de 1000 $ investie en 1900 aurait rapporté plus de 19,8 millions de dollars à la fin de 1999. Avec un rendement moyen de 15% par an, il suffirait d’une trentaine d’années pour transformer 15.000 $ en 1 million de dollars.

Sur le long terme, donc, l’investissement en bourse s’avère même plus rentable que...



dans l’immobilier
, car celui-ci finit par être rejoint par l’inflation, tandis que le dynamisme des entreprises ne cesse de booster le marché boursier. À titre d’exemple, tout au long de l’histoire du marché boursier américain, on constate que les bénéfices des entreprises augmentent en moyenne de 7% par an, contre 4% seulement pour l’inflation.

Bien entendu, les choses étaient un peu compliquées au début du XXe siècle, notamment avec les deux Guerres mondiales et la crise économique qui a sévi durant cette période. Mais juste après la Deuxième Guerre mondiale, la croissance économique a connu un bond sans précédent, offrant aux investisseurs quelques-unes des actions les plus rentables de toute l’Histoire. Pour être encore plus précis, on pourrait dire que la première moitié du siècle n’a connu qu’une seule bonne décennie, celle des années 20 (avant le Krach de 1929), tandis que la seconde moitié n’a connu qu’une seule mauvaise décennie, celle des années 70 (avec les deux chocs pétroliers).

D’une manière générale, on observe donc que la bonne tenue des marchés boursiers est intimement liée non seulement à des considérations économiques, mais également à des aspects politiques. L’investissement en général ne prospère que si l’environnement politique et économique est stable. Toute la question est de savoir si les investisseurs du XXIe siècle continuent à bénéficier d’un environnement semblable à celui qui a prévalu durant la seconde moitié du XXe siècle où seront-ils livrés à des aléas comparables à ceux de la première moitié?

Aujourd’hui, les gens vivent plus longtemps et sont donc plus intéressés par une retraite décente, mais en même temps les rapides changements induits par la technologie, l’inflation orchestrée par certains gouvernements, la diffusion du phénomène du terrorisme et l’éventualité d’une troisième Guerre mondiale, tout cela rend difficile la moindre prévision en la matière.

Photo par GotCredit (Creative Commons)

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