Tout le monde l’aura remarqué : dès que le vote du Brexit commençait à se préciser, l’or a grimpé en flèche, retrouvant ainsi son statut de valeur refuge auprès des investisseurs, inquiets des implications possibles et des éventuelles turbulences financières à venir. D’autres métaux précieux, tels que l’argent, le platine ou le palladium, ont suivi la même tendance.

Une tendance confirmee

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Cette tendance haussière des métaux précieux était déjà là depuis un certain temps, et tout indique qu’elle survivra même si l’effet Brexit venait à s’estomper. En effet, dès le début de l’année 2016, puis 2017, tous ces métaux affichaient des performances supérieures à +15%, rattrapant ainsi la période sombre qui a suivi les pics de 2011 et 2012. Et quoiqu’on n’en soit pas encore aux valeurs record de ces années-là, le rythme de la hausse est manifestement assez rapide.


De l’or – Photo Giorgio Monteforti (Creative Commons)

La flambée de l’or

Si on prend l’exemple de l’or, on sait que le cours de ce métal est inversement corrélé à celui du dollar américain, dans lequel il est libellé. Autrement dit, la fermeté de cette devise handicape l’évolution du métal jaune, et lorsque la Réserve fédérale (Fed) annonce une augmentation des taux d’intérêt, l’or s’en trouvera en principe pénalisé.

Toutefois, l’importante dette du gouvernement US fait que les taux d’intérêt réels sont très en deçà de ceux annoncés. D’autre part, les taux d’intérêt au niveau mondial sont largement inférieurs à 1%, quand ils ne sont pas négatifs, ce qui rend l’investissement dans l’or intéressant, bien qu’il ne soit pas connu pour produire un rendement. Si on ajoute à cela l’engouement des investisseurs, ces derniers temps, pour les fonds indiciels adossés à l’or, on comprendra que les cours ne peuvent que monter.

L’argent monte en flèche

Pour ce qui est de l’argent, qui n’a tout de même pas le statut de monnaie alternative comme l’or, même si leurs cours restent fortement corrélés, il n’en demeure pas moins très demandé soit pour des usages industriels, soit en bijouterie. D’ailleurs, au vu du retard qu’il doit rattraper depuis 2011, il n’est pas étonnant de voir son cours progresser plus vite que celui de l’or.

Quant au platine et au palladium, leur utilisation dans les pots catalytiques des véhicules, dans le but de réduire les émissions de gaz nocifs, est de plus en plus grandissante. Cela signifie que la demande sur ces deux métaux a encore de beaux jours devant elle, compte tenu des normes écologiques de plus en plus strictes sur la planète.


Pour aller plus loin :

Le début de la crise financière
Se protéger de la dévaluation monétaire







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