Dans les mois qui ont précédé le référendum de la Grande-Bretagne sur l’opportunité de quitter l’Union européenne, de nombreux économistes avaient averti à maintes reprises qu’un Brexit pourrait avoir des répercussions terribles. La Grande-Bretagne pourrait perdre son accès préférentiel aux marchés européens, tandis que l’incertitude qui s’en suivra pourrait tarir les investissements des entreprises, voire conduire le pays ainsi que le continent européen dans la récession.

Maintenant que les partisans du « Leave » ont remporté le vote, les premières réactions des marchés mondiaux ont confirmé qu’un séisme venait réellement d’avoir lieu et que des risques économiques assez graves se profilaient à l’horizon, même si personne n’est en mesure d’en évaluer correctement l’ampleur, encore maintenant en 2017.


Dans quel camp est-il?- Photo William Murphy (Creative Commons)

Cette incertitude est d’abord liée à la confusion sur la manière dont la Grande-Bretagne va négocier son retrait de l’UE et les conséquences que cela aurait notamment sur les entreprises. En effet, en l’absence de visibilité sur au moins deux années, ces entreprises auront du mal à prendre de nouvelles décisions ou se lancer dans de nouveaux investissements. Ce qui se traduira très vite par une baisse d’activité et d’embauche et, conséquemment, par un ralentissement immédiat de la croissance.


Photo Creative Commons
De nombreux investisseurs ont été pris de court par la nouvelle, liquidant leurs actifs de manière précipitée – Rafael Matsunaga

D’autre part, la perspective d’une perte des privilèges que conférait au Royaume-Uni son accès au marché unique et l’éventuelle application stricte des tarifs normaux de l’OMC seront des contraintes supplémentaires qui contribueront à l’érosion du commerce, même en l’absence de la moindre guerre commerciale. Si, de surcroît, le krach de la livre sterling observé au lendemain du Brexit (le plus important depuis une trentaine d’années) se répète de façon massive, malgré les mesures prises par les différentes banques centrales, l’effondrement financier global est inévitable.


L’heure de la panique? – Photo Paul Frankenstein (Creative Commons)

Enfin, ce qui ajoute à l’incertitude susceptible de provoquer une crise dès cette année est qu’il n’y a aucun précédent historique au Brexit qui aurait permis de faire des études quantifiées, en vue d’anticiper de possibles bouleversements cataclysmiques.


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