Faire le calcul des indices boursiers

Des milliers d’actions sont en circulation sur le marché boursier et avant d’investir il est important de connaitre la tendance générale, avant de s’engager. D’où l’importance d’observer les indices boursiers et leur évolution et de connaitre leur mode de calcul.

Les indices représentent une bonne référence pour les investisseurs que ce soit sur la bourse de New York, Paris, Londres, Tokyo ou autre. Les indices boursiers dits simples adoptent une moyenne arithmétique dans leur calcul. Il s’agit donc d’additionner les cours et les rapporter sur le nombre de titres, ce qui favorise les entreprises dont le cours est élevé. Pour les indices pondérés qui sont les plus utilisés, ils prennent en compte les capitalisations boursières. Autrement dit, ils évaluent le poids de chaque action dans la capitalisation boursière, ce qui implique que plus la capitalisation d’une entreprise est importante plus elle affecte significativement l’indice.

De nos jours, les indices ne tiennent compte que du flottant. Ils permettent d’apprécier les pondérations des valeurs, constituant chaque indice en fonction de la fraction en possession du public et non pas sur la base de la capitalisation totale. Il existe des indices qui sont calculés sur la base non pas de la capitalisation boursière, mais sur la valeur d’une action comme pour le calcul du Dow Jones Industrial Average. Le volume des transactions et la liquidité du titre peuvent également constitués une base de calcul.

Chaque place boursière dispose de ses propres indices qui représentent la tendance du marché financier et même celle de l’économie locale ou régionale. On distingue généralement des indices du marché primaire et ceux du marché secondaire, mais il y a aussi des indices par secteur d’activités.

Quelle que soit la méthode retenue pour le calcul d’un indice boursier, celui-ci reste toujours un indicateur permettant de mesurer la progression du cours des valeurs qui le composent. Mais ce n’est pas son unique fonction, car outre le fait qu’il peut être un baromètre pour l’intégralité des opérateurs ou des benchmarks pour des gestionnaires de fonds, il constitue aussi un produit financier, sous-jacent des contrats à terme.

Il est à souligner que les indices sont révisés périodiquement afin d’inclure ou d’exclure des titres qui entrent dans leur composition. Et ce, en fonction des critères définis pour leur calcul, qui influencent la performance des indices.

C’est dans cette perspective qu’on accorde un double intérêt aux indices boursiers, et que les analystes comme les investisseurs suivent leurs évolutions et étudient minutieusement leur historique afin de prévoir leur évolution future.

Le calcul de l’indice boursier

L’indice boursier permet de se faire une idée sur la santé d’une place boursière et donc de l’économie du pays. Il peut s’agir d’un indice de valeurs mobilières (actions ou obligation, de matière première (blé, coton, café…), de métaux précieux (or,argent…), de devises, entre autres. Mais l’indice le plus significatif d’un marché boursier est celui des actions qui mesure l’évolution du cours des valeurs entrant dans sa composition.

Un indice boursier peut être calculé à partir d’une moyenne pondérée, car certaines valeurs ont plus de poids que d’autres au regard de la capitalisation boursière des entreprises cotées. Cette dernière correspond au nombre des actions émises par la société multiplié par leur cours.

D’un autre côté, il faut préciser que le calcul de l’indice ne tient pas compte de l’ensemble des valeurs des sociétés cotées. En fait c’est en fonction du type de l’indice à composer qu’on sélectionne les valeurs qui vont le constituer. Et de ce fait on peut parler de :

L’indice généraliste : qui tient compte de tous les secteurs de l’économie, c’est le cas du CAC 40 qui est calculé à partir des plus importants titres de la place parisienne, ou encore le Dow Jones américain qui comprend les 30 titres des plus grandes sociétés en termes de capitalisation boursière aux États-Unis. On peut citer d’autres indices généralistes de plusieurs bourses mondiales comme le Nikkei, le Foostie 100 britannique ou le DAX 30 allemand.

L’indice sectoriel : Les opérateurs et les intervenants sur le marché boursier ont souvent besoin d’indices sectoriels qui leur donnent une visibilité sur certains secteurs d’activité. Parmi les exemples les plus imminents de ce type d’indices est l’IT CAC 50 qui comprend les 50 tops sociétés opérant dans les nouvelles technologies d’information en France ou encore le Nasdaq américain qui se compose des valeurs de sociétés du secteur IT aux États-Unis.

L’indice du second marché : Il s’agit d’un indicateur permettant de suivre la dynamique des petites et moyennes entreprises dans l’économie d’un pays. Généralement la liste n’est pas exhaustive, mais elle compte les entreprises les plus réactives et les plus influentes en termes de capitalisation boursière.

L’indice géographie : l’exemple le plus imminent est l’Euro Stoxx 50 qui indique la tendance de la zone euro et qui est composé des valeurs issues de plusieurs places européennes.

En définitive une pléthore d’indices et d’indicateurs boursiers peuvent être calculés et qui permettent de comprendre mieux la structure et la santé d’une économie donnée qu’elle soit nationale ou régionale.

Exemples d’indices internationaux

Le CAC 40 : l’indice boursier le plus représentatif pour les sociétés françaises. Il est également parmi les plus suivis non seulement au niveau de l’Europe, mais dans le monde entier. Surtout qu’environ deux tiers de l’activité des sociétés du CAC40 est localisé à l’étranger. Cet indice pondéré est composé des 40 plus imminentes valeurs françaises cotées sur Nyse-Euronext Paris.

Le FTSE100 : également appelé Footsie, il est la référence de la bourse de Londres « London Stock Exchange ». C’est un indice pondéré qui comprend 100 valeurs parmi les plus influentes sur le LES dont Royal Dutch Shell BP, BHP Billiton, entre autres.

Le DAX : C’est l’indicateur de choix du marché boursier allemand, représentant les trois quarts de la capitalisation boursière agrégée, échangée sur la place de Francfort. Il compte les valeurs des entreprises les plus puissantes en Allemagne telles que Siemens, Daimler, Bayer, etc. C’est un indice pondéré qui tient compte du volume d’échange moyen des plus fortes capitalisations boursières.

Le Standard & Poor’s 500 : Outre le Dow Jones, les intervenants sur le marché boursier américain, gardent toujours un œil sur le S&P 500 qui tient compte des 500 plus grandes sociétés cotées aussi bien sur le Nyse que le Nasdaq.